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Dans la revue pénitentiaire “Corrections News” du mois de mars, un article relate les répercussions du Programme d’éducation pour la paix (PEP) sur la vie des détenus de la prison de Wolston, en Australie. Publiée par les services pénitentiaires de l’État du Queensland, cette revue mensuelle présente les actions menées dans les prisons par les agents de l’institution.

L’article met en vedette Lynne McNairn, coordonnatrice à la Prévention des violences dans la prison de Wolston, qui a introduit le PEP comme outil de réinsertion pour les détenus, considérés parmi les plus dangereux du pays. Elle rend compte des très bons résultats de ce programme.

« Depuis mars 2017, sur les 143 détenus qui ont suivi le Programme d’éducation pour la paix, 76 étaient incarcérés pour des agressions violentes. Depuis qu’ils ont achevé le cours, seulement 2 % d’entre eux ont été à nouveau impliqués dans des incidents. Un chiffre en baisse par rapport aux 30 % avant la formation. »

« Le fait qu’il y ait une liste d’attente pour assister à une formation où l’on apprend l’introspection, la plénitude, l’espoir et la compréhension, témoigne de son efficacité », souligne Lynne.

L’article raconte aussi l’histoire de Luke*, un détenu incarcéré au quartier de haute sécurité de Wolston après avoir commis plusieurs vols à main armée pour acheter ses 2 000 dollars d’héroïne quotidiens.

Son comportement violent persistait derrière les barreaux et il était impliqué dans des incidents quasiment chaque semaine. Jusqu’à ce qu’il participe au PEP. Luke est maintenant désintoxiqué et n’a plus été lié à aucune altercation depuis deux ans. Pour Lynne, il est « un exemple de l’aide que le PEP peut apporter aux prisonniers qui veulent s’en sortir. »

Elle se souvient du jour où elle a compris que Luke avait changé. Un prisonnier l’avait provoqué. Il a juste levé ses bras en disant : « Je ne veux plus de ça. » Et il est parti.

« À cet instant, c’est devenu clair pour moi. Jamais je n’avais refusé une bagarre, mais là, je n’en avais plus envie », confie Luke.

Retrouver l’article ci-dessous ou en pages 5 et 6 du magazine, en cliquant ici.

* Le prénom a été changé pour respecter l’anonymat.

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