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Depuis 2014, Sally Weaver présente un Programme d’éducation pour la paix (PEP) avec une amie au centre de soutien en cancérologie de Westlake Village, en Californie. Sally est elle-même en rémission d’un cancer.

Comment avez-vous eu l’idée d’introduire le PEP dans ce centre de soutien en cancérologie ?

Sally : J’ai moi-même suivi un PEP destiné à des personnes atteintes d’un cancer, et j’ai trouvé que ce programme m’avait aidée à guérir.

Sally

Mary Jo : Vers la même époque, avec mon amie Claudie qui sortait d’un cancer, nous avons démarré un PEP dans un centre pour seniors. Après l’annonce de sa maladie, Claudie avait cherché un soutien auprès d’organismes et essayé plusieurs programmes. Pour elle, le PEP était le meilleur pour cette catégorie de malades et elle a pensé qu’il devrait être intégré au centre de cancérologie.

Sally et moi avons donc rencontré la responsable des programmes du centre de Westlake, nous lui avons montré une petite vidéo de présentation du PEP, tout en lui expliquant les bénéfices pour les malades. Elle a vraiment aimé l’idée. Un ou deux mois plus tard, le PEP démarrait.

Comment fonctionne le PEP dans un centre de cancérologie ?

Mary Jo : Sachant que la maladie ou le traitement peut parfois les empêcher de venir, les participants nous ont demandé de tenir un atelier chaque semaine pour pouvoir y assister au gré de leur disponibilité. Ce que nous avons fait. Ainsi, ils viennent quand ils veulent et finissent par faire le cursus en entier.

Les organismes de soutien aux malades du cancer sont de très bons endroits pour présenter le PEP, car les personnes traversent beaucoup de souffrance et d’anxiété. Le message de Prem Rawat les aide à donner du sens à leur vie et ils en découvrent la valeur au-delà du combat contre la maladie.

Sally : La salle où nous organisons les ateliers est très confortable, car nous disposons de plusieurs divans avec des oreillers. Ceux qui en ont besoin peuvent s’allonger pour regarder les vidéos, en s’enroulant dans des couvertures s’ils ont froid.

Qui assiste aux ateliers du PEP ?

Mary Jo : Il y a des gens malades et d’autres en rémission, des soignants, des amis, la famille et les conjoints des patients. La participation aux cours peut aller de deux à vingt personnes, mais la moyenne se situe entre cinq et six. Certains suivent le programme plusieurs fois de suite et d’autres ne viennent que de temps en temps, ça dépend.

Il y a quelque temps, j’ai rencontré une dame dont le mari venait de mourir d’un cancer. Elle avait beaucoup de chagrin, c’était très difficile et elle cherchait du réconfort. Ce qui m’a émue, c’est qu’à la deuxième séance, elle est arrivée toujours aussi triste et, quand la vidéo a commencé, son visage s’est illuminé et elle a même esquissé un sourire.

Sally, votre vécu de rémission d’un cancer vous aide-t-il pour animer ces ateliers ? En parlez-vous avec les participants ?

Sally : Je n’ai pas l’habitude d’aborder des questions personnelles, sauf si ça se présente. Le PEP m’a aidée dans ma vie. À un certain moment, il vous arrive des choses que vous n’auriez pas cru possibles. Et écouter un message qui apporte du réconfort et de la paix, même pendant une heure, est un soulagement. J’ai entendu beaucoup de gens dire qu’avec ces ateliers ils avaient moins de pensées négatives.

Quels conseils donneriez-vous à ceux qui désirent animer un PEP dans ce type d’établissement ? Comment faut-il aborder les responsables ?

Sally : Ces centres sont vraiment attentifs au bien-être des malades, et tout est fait pour qu’ils se sentent mieux, qu’ils guérissent et que leur vie s’améliore. Donc si quelqu’un vient les voir et leur explique avec son cœur que ce programme peut les aider à affronter toutes ces difficultés, ils sont à l’écoute. En plus, ces cours sont gratuits.

Dennis et Mary Jo

Mary Jo : L’idéal est de pouvoir proposer le PEP à des groupes dont vous faites déjà partie, parce que ça montre que vous vous intéressez à eux. Je n’ai jamais eu de cancer mais je l’ai vu à l’œuvre autour de moi. Ma mère en a eu un quand j’avais 4 ans, qui a duré jusqu’à mes 12 ans. Ensuite, peu de temps après la mort de mon ami à cause d’un cancer, j’ai rencontré Sally qui était en rémission et qui avait déjà participé à différents programmes dans des centres de soutien. Grâce à cette expérience, il est bien plus facile d’entrer en contact avec les responsables, ils sont plus réceptifs.

Les participants restent-ils en contact avec vous ?

Sally : Il y a cet homme qui a suivi la formation plusieurs fois et qui l’anime à son tour – c’est le meilleur avocat du PEP. Nous sommes heureuses de le voir prendre un tel plaisir à nous aider depuis deux ans, et profiter de tout ce que ça lui a apporté dans sa vie.

« Les ateliers du PEP me donnent de la clarté pour faire de meilleurs choix et la force d’aller de l’avant », témoigne un patient. Ça fait vraiment chaud au cœur de constater les répercussions du PEP dans leur vie.

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