En août 2016, la Fondation Prem Rawat (TPRF) a parrainé une conférence réunissant des centaines de chefs, de rois et de représentants du gouvernement de Côte d’Ivoire sur le thème, “La sagesse ancestrale au service de la paix”.

Abidjan eventAprès son accession à l’indépendance en 1960, la Côte d’Ivoire a été l’un des pays les plus stables et les plus prospères de la région, mais durant ces quinze dernières années, elle a connu la guerre civile et le terrorisme.

La conférence, sur le thème de la réconciliation et de la recherche de solutions pacifiques à long terme, s’est tenue le 20 août 2016 à Abidjan, au Palais de la Culture situé sur les rives de la lagune Ébrié. Soutenue par le gouverneur du district d’Abidjan et organisée par une ONG locale – l’Association Initiatives Pour la Paix (AIPP) – elle a donné la parole à plusieurs dirigeants du pays ainsi qu’à Prem Rawat, le fondateur de TPRF, qui a ensuite répondu aux questions du public.

Abidjan eventIl a souligné que la paix personnelle est le point de départ pour construire des communautés et des nations pacifiques.

« Pratiquez la paix dans votre vie. La paix se ressent à l’intérieur de soi. La paix doit être une réalité, et pas seulement des mots et des concepts, a-t-il déclaré. La paix est une nécessité, pas un souhait. Sans la paix, il ne peut y avoir de prospérité. Sans la paix, les sociétés s’effondrent. »

Lambert Gbizie, vice-président de la Chambre des rois et des chefs traditionnels, a aussi parlé du désir inhérent aux êtres humains de vivre en paix, puis il a invité les rois et les chefs présents à faire appel à la sagesse ancestrale pour rendre cela possible.

« La paix est une chose que tout le monde recherche. C’est la soif d’harmonie entre tous les hommes, toutes les tendances sociales et politiques. Elle ne doit pas se limiter à une déclaration d’intention, mais on doit la traduire en action dans notre vie de tous les jours, a-t-il dit. Dans les sociétés traditionnelles africaines, des gens ont mis en place des mécanismes pour prévenir toute action qui pourrait compromettre la paix. Lorsque des conflits surviennent, on développe les stratégies pour un rapprochement durable. »

À la question : comment acquérir la sagesse, voici ce qu’a répondu M. Rawat :

« La sagesse ne s’acquiert pas – vous l’avez. La sagesse ne vient pas de l’extérieur. Elle est en vous. Cultivez-la. On excelle dans ce que l’on pratique le plus. Pratiquez-vous la sagesse ? Pratiquez-vous la paix ? C’est ainsi qu’on devient sage. »

Des danses et musique traditionnelles ponctuaient les discours.

En reconnaissance de ses 50 années de plaidoyer pour la paix dans le monde, le maire George Ezaley a nommé Prem Rawat citoyen d’honneur de Grand Bassam, l’ancienne capitale de Côte d’Ivoire.

M. Rawat a également été fait chef traditionnel et a reçu tous les attributs colorés et colliers de perles qui accompagnent cette intronisation par la Chambre des rois et des chefs. Le gouverneur du district d’Abidjan lui a ensuite attribué le nom de Nanan Akossi, qui trouve ses racines au sein des tribus Akan du sud-est de la Côte d’Ivoire et est synonyme d’une vie de grand courage.

Le tout nouveau chef traditionnel a exprimé sa reconnaissance : « C’est un honneur et un privilège. Je suis un être humain, et être honoré par l’Afrique est très particulier, car ce continent est le berceau de l’humanité. »

De nombreux médias du pays ont couvert l’événement qui était présenté par Ali Diarrassouba, un homme de télévision très connu en Côte d’Ivoire.

« J’espère que cette conférence va contribuer à apporter un climat de paix durable à toutes les communautés représentées ici », a-t-il déclaré.

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