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Michel Klamph, responsable des émissions mensuelles du PEP pour la Fondation Prem Rawat, a récemment interviewé Scott Polenz, qui habite Fresno, en Californie. Psychothérapeute, il consacre son temps libre à l’écriture, aux arts, à la musique et la cuisine. Depuis son cancer, il essaie de vivre à fond chaque journée : « Si j’éprouve de la gratitude, je sens que j’avance dans la bonne direction. »

Comment avez-vous été amené à vous engager dans le PEP ?

Je n’arrivais pas à trouver des gens pour m’aider à démarrer un PEP dans ma région. Jusqu’au jour où Sally Weaver, animatrice bénévole du PEP à Thousand Oaks en Californie, m’a contacté par mail pour me dire qu’elle était en relation avec des prisons d’État. C’était le coup de pouce qu’il me fallait ! Nous sommes allés rencontrer des responsables de réinsertion sociale dans plusieurs prisons, j’ai saisi la balle au bond et je me suis lancé.

J’ai animé un premier PEP à la prison d’État de Valley à Chowchilla. Et peu après, deux autres PEP à la prison d’État de Pleasant Valley à Coalinga et à la prison d’État d’Avenal. La stagiaire qui m’aide à animer les ateliers depuis 2015 est très heureuse d’y participer.

On m’a demandé également d’animer un PEP spécialement pour les anciens soldats détenus à Chowchilla. Et j’en commence un autre pour un groupe plus élargi le dimanche soir.

À Chowchilla, les ateliers du PEP s’enchaînent. Une fois les dix séances terminées, nous recommençons une nouvelle formation. La liste d’attente est longue. Tous se passent le mot. C’est vraiment super. Les participants ne manquent pas, et ça c’est formidable !

Comment les participants réagissent-ils aux ateliers ?

C’est vraiment étonnant. Il y en a bien qui viennent là pour obtenir une remise de peine. C’est à la quatrième ou cinquième semaine qu’on perçoit l’évolution : les détenus se rendent compte que les ateliers leur apportent quelque chose d’essentiel. Ils sont enthousiastes et impatients. Ils sont déjà en rang quand j’arrive !

Il y a un ton particulier dès le premier soir, qui évolue au cours des dix semaines. Ils ont toute une semaine entre deux ateliers pour réfléchir, lire les articles qu’on leur donne, discuter entre eux. Il y a aussi le bouche à oreille qui fonctionne lors des promenades dans la cour.

Des participants m’ont confié que ce programme avait transformé leur vie au quotidien. Ils peuvent donner des exemples précis de situations où leurs comportements et leurs réactions résultent de ce qu’ils ont entendu et ce qu’exprime Prem Rawat dans les vidéos sur les différents thèmes abordés chaque semaine – comme la force intérieure, la plénitude et l’estime de soi.

Ils prennent cela très à cœur. Et c’est contagieux. Lors des moments réservés à la réflexion, ils parlent de ce qu’ils ont compris. Des mains se lèvent, puis d’autres. La discussion s’anime entre participants. J’adore ça. Et moins j’en dis, plus ils s’expriment. C’est l’esprit du programme. C’est super.

Quels conseils donneriez-vous à un futur animateur du PEP ?

Je n’aime pas donner de conseils mais je dirais qu’il faut bien savoir dans quoi on s’embarque et pourquoi on le fait. Être conscient aussi de l’impact que cela peut avoir sur les différentes personnes qui vont entendre parler de la paix qu’on peut ressentir en soi.

Au début, je n’étais pas très à l’aise pour animer un groupe de cinquante personnes. Mais c’est de plus en plus facile avec le temps. Soyez vrai, c’est tout.

Merci d’avoir partagé votre expérience avec nous.

C’était un plaisir. Dans mon métier de psychothérapeute, je rencontre beaucoup de gens qui ruminent leurs problèmes entre chaque séance, alors qu’avec le PEP, c’est très différent et beaucoup plus léger. Je me réjouis de la chance que j’ai de pouvoir apporter un peu d’amour et de bonne humeur autour de moi.

Photo à la Une : Dave Coppedge

 

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